Musique, par Manuel Hernandez
Musique
Si je dis musique, aussitôt se présentent des faiseurs de bruits, des femmes en chaleur, des adolescents ivres, des joueurs de guitare sur deux accords, des vendeurs de pouet, de schuuuu, des matraqueurs de djembé et autres percussions, des informaticiens du dimanche, des oubliés de la scène, des avaleurs de toxines qui perçoivent le son avec leur ventre !
Parfois, un miracle, la justesse, la finesse, le sens du rythme, la couleur, l’élégance, la douceur d’un murmure. C’est extrêmement rare !
La musique est-elle donc morte ? Ou bien veut-on nous le faire croire sous prétexte qu’elle n’est pas financièrement rentable ? Veux t’on que nous disparaissions dans le flot du quotidien contrôlé par
La musique a peut-être quitté, pour la première fois de l’histoire de l’Humanité, les hommes et les femmes d’aujourd’hui, ici.
Alors nous ferons de la musique pour les autres, les chiens – Satie y avait pensé – les brins d’herbes, les autres espaces en fait.
Mais nous continuerons sans cesse d’en faire avec les enfants, car l’Art est émancipateur, les enfants ont leur compagnon de chimère mais pas d’idole !
Un enfant écoute.
Manuel Hernández, musicien.
2O septembre 2006, année MOZART